20 ans de panique: SP500 vs CAC40

Hier, les indices américains ont chuté de plus de 1% , pour la deuxième fois depuis le début de l’année.

Je souhaitais vous présenter la performance qui suit ce type de journée en comparant les Etats-Unis et la France depuis 20 ans.

Commençons par l’indice phare américain, le SP500:

US

 Quelques faits marquants:

- 718 baisses depuis 1994, dont 78 occurrences en 2008 et 18 en 2013.

- performances moyennes très largement positive avec 0.194% dès le 1er jour et 0.56% à 5 jours.

Il y a un avantage statistique certain pour ceux qui souhaitent développer des stratégies d’achat à court terme aux US.

Maintenant, étudions ce même phénomène de baisse lorsqu’il se produit sur le CAC40:

FR2  - 958 baisses depuis 1994, soit 240 de plus !

- performance négative le 1er jour  de -0.01% et des performances bien plus faibles que le SP500 les jours suivants.

Ce qui est surprenant, c’est que cette sous-performance persiste année après année: alors désintérêt des investisseurs pour la France ? décote politique ? Je vous laisse libre juge de l’explication fondamentale…

 

Tour du monde des indices boursiers et quel indice acheter en 2014 ?

Une année extraordinaire parmi les principaux indices boursiers avec en vedette le Nikkei (merci Mr Abe) et les valeurs technologiques.

Je vous laisse apprécier les résultats:

Indices2

Question: faut-il acheter l’indice le plus fort ou le plus faible en 2014 ?

Depuis 1990, acheter l’indice le plus fort s’avère être la meilleure stratégie avec un CAR de 14.52 vs 13.73 mais avec un drawdown bien supérieur (75.75% vs 55.65%). Peu importe le choix de stratégie, il est déjà intéressant de noter que nous battons haut la main le CAC40 ou le SP500 sur la même période avec une stratégie d’investissement simple et systématique.

Compare

 

 

 

 

Pour compliquer les choses un peu (mais pas trop…), je vous propose ici une stratégie de trading améliorée qui consiste à acheter chaque année l’indice le plus faible à la condition d’avoir un mois de décembre positif. Ça va, vous suivez ? Intuitivement, l’idée est d’acheter un indice qui a fortement chuté mais qui est en train de se reprendre.

Cela à pour effet d’obtenir la même performance mais avec un drawdown de « seulement » 46% et un profit factor de 3.09:

Strat

 

Si l’on suit cette méthodologie, l’indice à acheter en 2014 est  l’indice Indien Nifty.

PS: la fin 2013 fût très chargée avec un petit bout de chou et un déménagement, mais le blog devrait revenir à un rythme plus régulier dans les prochaines semaines.

Performance du CAC40 en septembre

Je suis tombé sur ce tweet aujourd’hui:

Tweeter

Comme j’aime vérifier les faits quantifiables par moi-même, j‘ai décidé de regarder de plus près la performance du CAC40 au mois de septembre.

Voici l’historique des résultats du CAC40 année après année:

SeptembreLa performance moyenne du CAC40 depuis 1988 est en effet de -2.15%. Merci à Sébastien Couasnon qui transmet ici une information intéressante et juste de surcroît.

En revanche, la moyenne est une donnée qui peut-être très fortement influencée par des valeurs extrêmes et il est toujours intéressant de la comparer à la valeur médiane, ici -0.33%.

Avec 12 années positives sur 25 et une performance médiane légèrement négative, il s’avère que les années 2001 (-13.44%) et 2002 (-16.98%) ont influencé très fortement la moyenne.

Ainsi, à la lueur de ces chiffres, il faut prendre avec précaution la saisonnalité « négative » du mois de septembre.

Lorsque le CAC40 baisse de 2% dans un marché haussier

Après une baisse prononcée de plus de 2% du CAC40 aujourd’hui, je vous propose d’observer les performances du lendemain suivant ce type de chute dans le passé.

Tout d’abord, je caractérise un marché haussier de la manière la plus simple qui soit, à savoir une clôture au-dessus de la moyenne mobile 200 jours (les résultats seraient très différents avec une clôture en-dessous de cette moyenne mobile).

Voici les résultats:

CAC40 - 2pct

Avec 108 baisses similaires depuis la création du CAC40, nous observons que:

- le nombre de hausses est légèrement supérieur au nombre de baisses (53.7%),

- la performance de cette stratégie dans les années 90 est médiocre,

- mais que depuis les années 2000 les performances sont bien meilleures.

C’est d’ailleurs le cas pour beaucoup de stratégies de retour à la moyenne qui fonctionnent bien depuis les années 2000 alors que le suivi de tendance était à privilégier auparavant.

Trading à haute fréquence … cardiaque

Bien que rempli d’amour, le cœur des traders est souvent mis au défi au cours d’une journée de trading.

Déjà conscient de l’effet des gains et des pertes sur les émotions, j’ai réalisé après la lecture de cet excellent article sur le blog psychotrade.fr que la fréquence cardiaque devait être également affectée.

En bon triathlète que je suis,  j’ai décidé d’utiliser mon cardio-fréquencemètre et de vous livrer un graphique d’un autre genre aujourd’hui: l’évolution de ma fréquence cardiaque au cours d’une matinée de trading discrétionnaire.

Cardio

Même si je n’ouvre que peu de positions au cours d’une séance (maximum 3 trades), les résultats sont intéressants avec clairement un pic de volatilité autour de chaque entrée, possible entrée ou sortie.

En dessous de 85 BPM en position de « sniper », dès qu’une proie apparaît mon cœur s’emballe à plus de 100 BPM. Je dois préciser que mêmes mes prises de position discrétionnaires sont très automatisées: un seul clic dans la zone de mon choix pour activer un automate qui va ouvrir une position  au premier signal (s’il y en a un) avec la taille de la position, le stop et l’objectif.

C’est tout de même surprenant qu’avec une action si limitée (un simple clic de souris) la fréquence cardiaque soit affectée et probablement la perception par la même occasion, mais là c’est plus difficile à quantifier / qualifier / observer.

Piqué d’intérêt par le sujet, j’ai décidé de lire le livre Cohérence cardiaque 3.6.5 par le Dr David O’Hare afin de lisser ma courbe cardiaque…

1987, 2007 …. 2013 ?

Je souhaitais vous faire partager un graphique surprenant aujourd’hui.

L’action des prix est très similaire aux tops que nous avons connu en 1987 et en 2007.

Une correction assez sévère avec une reprise rapide qui dépasse le plus haut, une pause, un nouveau léger plus haut, puis une cassure sous le précédent plus haut.

1987 - 2007 - 2013

Prémonitoire ? Possible, mais gardons en tête que j’aurais pu trouver des dizaines d’autres graphiques tout aussi ressemblant.

Il s’agit tout d’abord de gérer le risque prudemment, surtout quand le maître Soros est short de 1.5 milliards sur le SP500 !

Irons-nous au ciel le 15 août ?

Depuis l’an 2000, le 15 août n’est plus un jour férié à la bourse de Paris.

Je souhaitais vous présenter la saisonnalité de ce jour, même si elle est à prendre avec précaution à cause du nombre restreint d’occurrences (seulement 10):

15 Aout

Avec des gains bien supérieurs aux pertes et un profit factor de 5.25, ces chiffres pourraient venir confirmer un biais haussier déjà bien ancré pour la séance de demain.

7 semaines de hausse sur le CAC40

A la clôture de vendredi dernier, le CAC40 a marqué sa 7ème semaine consécutive de hausse, ce qui n’est arrivé que 6 fois depuis sa création.

Observons comment l’indice a ensuite évolué:

Perf CAC40

Plusieurs faits remarquables:

- Les hausses sont en générale plus fortes que les baisses. Les indices résistent bien après de longs rallyes, en général.

- Les performances moyennes sont supérieures à une performance inconditionnelle. Par exemple, la performance au bout d’une semaine est ici de 0.53% alors qu’elle de 0.15% en moyenne.

- Enfin, et c’est peut-être le plus intéressant, la performance de ce rallye est la deuxième plus faible avec seulement 11.44%. En  1992, avec une progression de  7.52% les semaines suivantes étaient plutôt baissières.

Cette faible progression est-elle donc plutôt un signe d’essoufflement ? L’avenir nous le dira.

Quantifier les opportunités du CAC40 en intraday

Afin de déterminer le nombre d’opportunités de trading sur le CAC40, j’ai utilisé l’indicateur zig-zag en 30min avec une sensibilité d’un ATR.

Ensuite, j’ai compté le nombre de rotations dans la journée et j’ai cumulé les points engendrés par ces rotations.

Et voici les résultats depuis 2008:

Rotations

Plusieurs observations intéressantes:

 - le nombre de rotations et donc d’opportunités est relativement stable, entre 2 et 10.

-  en revanche le nombre de points a nettement diminué: si l’on pouvait faire 2000 points par jour en prenant parfaitement tous les swings au plus fort de la crise, aujourd’hui nous tournons autour de 200 points.

- enfin, notons la ressemblance entre le nombre de points cumulés et le VIX. Cet indicateur est donc tout à fait valable pour mesurer la volatilité.

Pas de volumes l’été ?

Vérifions cette idée reçue en observant le Boxplot des volume mensuels sur le future CAC40.

CAC40

Des volumes très légèrement inférieurs au volume médian (ligne rouge) mais rien de flagrant au regard du mois de décembre ou de janvier. En revanche, nous avons une large variance avec le range le plus élevé. En clair, soit il y a énormément d’activité (exemple Août 2011), soit c’est le calme plat.

Est-ce la même tendance de l’autre côté de l’Atlantique ?

SP500

Et oui, des volumes bien fournis toute l’année excepté au mois de décembre, donc pas d’excuse pour sécher le mois d’août !